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Le silo à céréales à parements de bois (2002)
Le symbole du commerce des céréales dans les Prairies.

Un silo de Federal Grain à Clearwater, MAN

Les chemins de fer, dont l'existence est intimement liée à l'expansion de l'agriculture dans l'immensité du nord-ouest, ont contribué à modifier de façon considérable le paysage des vastes plaines de l'Ouest longtemps demeurées vierges. Ils en ont permis le peuplement sur une grande échelle. En outre, ils ont contribué à libérer les colons de l'obligation de transporter leurs provisions sur de longues distances par voie terrestre. Ils ont constitué un lien vital pour ces collectivités, acheminant les produits agricoles de la région vers les marchés et rendant disponibles les objets de première nécessité qui ne pouvaient être produits sur place.

Silo à Big Valley, AlbertaUn village des Prairies était généralement constitué de maisons en pans de bois et d'immeubles commerciaux revêtus de planches à clins non peintes et munis d'une fausse façade, blottis autour d'une gare ferroviaire et dominés par au moins un silo à céréales.

Le silo à céréales vertical à charpente de bois, dont le concept a été mis au point aux États-Unis avant d’être importé au Canada, s’est avéré le moyen le plus efficace pour manutentionner les céréales.
Tant au Canada qu’aux États-Unis, les chemins de fer ne disposaient pas des capitaux nécessaires pour assurer l’expansion du système de manutention des céréales. Au début des années 1900, on considérait que l'établissement et l'exploitation rentable d'un silo à céréales dans un district exigeaient une production annuelle minimale de 35 000 boisseaux (950 tonnes). À cette époque, la capacité moyenne d'un grenier standard était de 25 000 boisseaux (680 tonnes). Dans les années 1910, cette capacité était de 30 000 boisseaux (820 tonnes), alors que dans les années 1920, elle était de l'ordre de 35 000 à 40 000 boisseaux (950 à 1090 tonnes). Au début des années 1930, on construisait des silos dont la capacité s'élevait à 60 000 boisseaux (1600 tonnes). En outre, la capacité des silos en régions rurales a été accrue grâce à la réfection des installations existantes ou à la construction d'annexes.

Silo à Floral, SKLe nombre de silos situés à proximité d'une gare en particulier témoignait généralement de la fertilité des sols environnants ainsi que de l'importance et du bien-être économique de la collectivité. En 1938, 5758 silos étaient agréés, soit un nombre sans précédent dans l'Ouest canadien. La plupart de ceux-ci ont survécu aux fusions et regroupements des exploitants de silos qui ont eu lieu au cours des années suivantes. Cependant, après l'élimination de la subvention pour le transport ferroviaire (tarif du Nid-de-Corbeau) à la fin des années 1980, le nombre de silos à céréales et de points de livraison de céréales a diminué rapidement. La rationalisation subséquente du système de manutention des céréales de l'ouest a entraîné l'élimination massive de silos adjacents aux lignes ferroviaires et, par conséquent, le déclin d'un grand nombre de municipalités rurales.

Silos à Roblin, MBDe nos jours, seuls quelques silos à céréales à parements de bois sont toujours en exploitation. La plupart ont été transformés en musées ou vendus à des intérêts privés pour servir d'entrepôts à leur emplacement d'origine ou ailleurs. Ces sentinelles des prairies continueront à jouer un rôle essentiellement historique tout en demeurant le symbole du commerce des céréales dans l'Ouest.

 

Un ancien silo à Viking en Alberta


Photos: 1, 2 et 3 - Shawn Smith; 4 et 5 - CN

 
    © 2006 Le Temple de la renommée des chemins de fer canadiens.